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Une vie quotidienne radicalement différente à la ville qu’à la campagne

Une vie quotidienne radicalement différente à la ville qu’à la campagne

Les rizières du Laos

Petit pays, assez vide et s’ouvrant au tourisme, le Laos dispose encore de peu de structures qui allient activités, écologie et beauté du paysage. Pour bien connaître le pays et prendre la dimension de sa grande richesse florale et faunique, il faut vraiment sortir des villes comme Vientiane, Louang Prabang ou Viang Vieng et s’enfoncer dans les nombreux petits villages qui bordent les routes. Bombardés pendant la guerre d’Indochine, il reste dangereux de s’aventurer dans la jungle mais les chemins offrent déjà un bon aperçu de la vie du pays.

Dès notre arrivée à Vientiane, nous sommes marqués par cette ville qui ressemble davantage à un

Paysage en direction de Viangh Kham

grand village qu’à une capitale. Il faut dire que vous en avez fait le tour en 20 minutes et c’est assez rigolo. Nous ne pouvons pas réellement dire que le pays possède une richesse historique sauf à Luang Prabang. En fait sa véritable richesse réside dans ses paysages et surtout le mode de vie de sa population.

Lorsque vous arrivez à Vientiane sa capitale, Luang Prabang (ancienne capitale) ou le peu de grandes villes qui parsèment le nord du pays (partie que nous avons sillonné), la vie quotidienne ressemble à peu de choses près à toutes celles des grandes villes. Nous trouvons des immeubles, des magasins en dures et la plupart des gens se lèvent le matin pour aller travailler. En revanche, dès que vous sortez des grandes villes et que vous vous enfoncez dans les petits villages de la jungle, vous avez un peu l’impression d’atterrir dans un nouveau pays.

Petit village de Nong Kiaw

La route sillonnant dans la montagne est parsemé de petits villages parfois coupé du monde et séparés par des dizaines de kilomètres. En fait lorsque l’on parle de villages, on devrait plutôt dire des hameaux, tant ils sont petits et souvent démunis de tout. Les maisons si on peut les appeler ainsi sont faits de bois, de bambous et de pailles. Elles sont toutes surélevées pour éviter la pluie et l’intérieur se compose que d’une pièce voire deux. Les habitants vivent sous la maison la plupart du temps pour se protéger du soleil et vaquer à leurs occupations en pleines airs.

En effet, dans ces hameaux, il n’y a aucun boulot si ce n’est de temps en temps un restaurant et une épicerie (et encore se sont dans les bourgs un peu plus grands). Les laotiens vivent donc de leurs propres cultures et leurs récoltes sans aucunes aides. Tout est système D, de la construction de la maison, à la nourriture en passant par l’hygiène, l’eau et l’électricité est parfois inexistant. La pauvreté est donc omniprésente et il suffit d’un seul grain de sables ou intempéries pour que la vie de ses gens vacille. Et pourtant, ils ne se plaignent jamais et vont se plier en quatre pour essayer de vous faire plaisir lorsque vous vous arrêtez. Les enfants vous courent

Un des nombreux temples de Louang Prabang

après pour vous saluer tandis que les parents vous regardent passer comme si vous étiez des extraterrestres. C’est assez rigolo. Et lorsque nous nous arrêtons pour la nuit, il n’est pas rare de nous faire suivre par quelques habitants non par méchanceté mais par curiosité. Ils essaient de communiquer avec nous avec le peu de mots d’anglais et de nombreux gestes. Nous nous rendons compte combien nous avons de la chance de vivre en France avec tout le confort et les aides même si peut-être qu’au final ils sont plus heureux que nous.

01/04/2011

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