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Le précieux trésor que sont les chutes d’Iguazu

Le précieux trésor que sont les chutes d’Iguazu

Devant les chutes d'Iguazu

Devant les chutes d’Iguazu

Après un voyage de 20h en bus et un avion, nous atterrissons à Puerto Iguazu, un petit village perdu à côté de la frontière brésilienne. Pourquoi, autant de voyage, nous diriez vous ! Tout simplement parce que le parc renferme un trésor inestimable et classé depuis peu 7ème merveille naturel du monde. Les chutes d’Iguazu. Un modèle écologique qui nous prouve que la planète renferme beaucoup de richesses inestimables. Nous voulions nous offrir cet ultime cadeau avant de revenir en France. Nous partons donc tôt le matin vers le parc où une horde de touristes attend déjà.

Un petit train nous emmène jusqu’à la gorge de Garganta, réputée pour être la plus impressionnante. Au bout d’une longue passerelle, nous commençons à entendre un énorme bourdonnement puis à apercevoir des brises d’eau tourbillonnant avant enfin d’y arriver. Le spectacle est tout simplement à vous couper le souffle. Nous sommes pratiquement pris de vertiges tellement la chute est démesurée (90m de haut) et surtout gigantesque (700m de long). De haut, cela fait penser à une immense marmite du diable qui s’effondre d’un coup dans un tourbillon de bruits assourdissants. Des milliers et des milliers de litres d’eau tombent chaque seconde et nous restons bouche bée, à contempler le spectacle sous nos pieds. Plus loin, comme si une chute ne suffisait, d’autres cascades beaucoup moins volumineuses mais tout aussi magiques s’écoulent sur les falaises. En fait, nous avons l’impression que la montagne se transforme en de nombreuses chutes d’eau plus ou moins grandes.

Ainsi ce n’est pas une mais 275 cascades qui se sont réparties sur 2km5 au beau milieu de la forêt équatoriale. Car avec toute cette

Panorama sur les cascades

Panorama sur les cascades

eau, le cadre est très verdoyant et même dans les chutes, des murs végétalistes se sont formés au cours de toutes ses années, offrant un cadre d’une beauté exceptionnelle pour des cataratas (chutes d’eau) tout autant merveilleuses. Une série de passerelles va nous permettre de pouvoir les observer sous toutes les coutures.

Nous nous engageons vers le pont supérieur, fébriles après cette première découverte. A mi-chemin, la vue devient magique. D’ici, nous bénéficions d’une vue d’ensemble. Nous assistons au déploiement d’un véritable trésor d’eau devant nos yeux. Difficile de décrire toute la beauté et la majesté qui se dégage mais c’est comme si la nature avait décidé de revêtir ses plus beaux habits. Les tourbillons, le blanc de l’eau contrastent avec les murs verts, les arbres de la forêt et les rochers se dressent fièrement au milieu pour donner aux cataratas des formes singulières. Entre les nombreux voiles de mariées tombant finement et toute en hauteur et les cascades beaucoup plus grosses qui semblent tout avaler sur leur passage, le choix est grand. Du haut des passerelles, nous passons tour à tour au dessus des saltos (en espagnol) et nous découvrons avec stupéfaction que chacune est différente de part sa taille, son volume d’eau, son aspect… En plus, elles ont toutes un petit nom comme les deux sœurs, San Martin, L’Anusse… et nous nous demandons si elles n’auraient pas toutes une légende associée.

Un des nombreux varans

Un des nombreux varans

Ces masses d’eau finissent toutes dans les différentes branches de rivières comme une pluie fine infinie qui offre de temps en temps une ultime surprise avec de petits arcs en ciel qui se forment à leurs bases comme un précieux cadeau coloré.

Après plus de 2h à contempler les cataratas de haut, nous empruntons les passerelles du bas pour une toute autre vision et nous nous préparons à nous faire mouiller ou plutôt rafraîchir car avec la chaleur humide et étouffante qui règne, la moindre brume est un pur moment de bonheur. Cette fois-ci, nous descendons et nous nous approchons près, voire très près des cascades. Encore une fois, le panorama reste exceptionnel. En arrivant au milieu de la Bossetti, nous prenons conscience de toute sa puissance. C’est comme si une vague immense et puissante tombait encore et encore. Du bas, nous ne sommes que des petits schtroumpfs pouvant se faire submerger et seulement protéger par une pauvre passerelle. En fait, en regardant de plus près, nous pourrions presque passer entre la paroi et l’eau tant la distance est grande au vu du volume et à côté de cette première cascade, de minuscules gerbes se glissent dans les plantes comme un arroseur goutte à goutte mais naturel. Nous comprenons mieux pourquoi la végétation s’avère aussi luxuriante et pourquoi elle pousse au milieu des cataratas formant de minuscules îlots au milieu, paradis pour les oiseaux et les animaux.

Un îlot un peu plus grand que les autres s’est justement formé au centre et nous prenons un petit bateau pour atterrir sur l’Isla San Iguazu (129)Martin. De là, nous sommes complètement en bas des chutes et la vue de haut s’avère fabuleuse. Pour vous donner une idée plus terre à terre, c’est comme si vous étiez dans une cours entourée d’immeubles assez haut et que vous les regardiez tour à tour. Vous vous sentez toute petite. Nous ressentons la même chose sauf que les immeubles sont des cascades et qu’en plus de cette impression de gigantisme, se rajoute la saveur du silence et de la quiétude (si vous faites abstraction du bruit de l’eau qui tombe) d’un monde verdoyant.

Sur l’Isla San Martin, une petite plage invite à la baignade tandis que les embarcations à sensation emmènent les touristes dans les chutes. De notre côté, nous laissons les touristes amateurs de sensations fortes, à des prix excessivement chers et les enfants gueulés dans l’eau pour emprunter un petit chemin qui va nous emmener vers les trois derniers miradors du parc. Le premier se termine à côté d’une toute petite cascade encore inconnue jusque ici. Si elle n’a rien d’extraordinaire, en revanche, une colonie d’oiseaux style condor y a élu domicile. C’est très rigolo de les voir s’ébattre ou survoler l’eau. Le deuxième nous offre une vue inoubliable sur une très grande partie des chutes et nous ne nous lassons pas de les regarder encore et encore et de s’étonner de leur débit, leur longueur, leur hauteur, le cadre verdoyant… Enfin la troisième nous amène vers la chute San Martin. Pour cette dernière vue du parc d’Iguazu, nous sommes comblés.

Un drôle de papillon

Un drôle de papillon

Elle réunit à elle seule tous les critères qui font toute la beauté et l’exceptionnalité de ce parc aux mille merveilles. Loin des touristes (qui ne montent que rarement), nous pouvons profiter pleinement du calme de la nature, des oiseaux, des varans qui passent sous nos pieds de temps en temps comme les lézards et nous laisser surprendre par tous les petits détails qui font de cet endroit un tableau unique. La verdure semble ici encore plus présente et joue sur les rochers tandis que l’eau forme comme des terrasses avant de s’écrouler dans la rivière. En fait, ici encore à côté de la cascade large, une multitude de petites chutes se sont formées et se retrouvent en bas. Nous sommes dans un monde à part et nous oublions un instant les alentours pour mieux nous imprégner de ces images.

La redescente vers la sortie du parc et Puerto Iguazu a pour nous un goût particulier. Il marque la dernière visite de cette année riche en émotions et en merveilles. Demain, nous rejoindrons la bouillonnante capitale de Buenos Aires avant la France. En sortant, nous nous disons que les chutes d’Iguazu marquent bien la fin de notre tour du monde et que ce n’est pas une mais cent merveilles que nous avons admiré aujourd’hui.

28/12/2011

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