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Au coeur de la forêt primaire

Au coeur de la forêt primaire

 

Un autre spécimen de lémurien

Après la forêt humide de la montagne d’Ambre et les Tsingys rouge perdus dans la savane, nous changeons une fois de plus de panorama au parc national de l’Ankarana. A la différence de la montagne d’Ambre, il s’agit d’une forêt primaire jamais ou presque touché par l’homme (on n’y trouve donc que des espèces endémiques de Madagascar) et une forêt sèche. Autant dire qu’elle s’avère complètement différente que celle de la montagne d’Ambre. Nous évoluons donc au milieu des lianes entrelacées, des ficus, baobabs, pachti podums pendant un long moment. La nature est vraiment belle et nous offre de nombreux trésors avec notamment 10 espèces de lémuriens. Nous allons avoir la chance de pouvoir approcher 3 ou 4 espèces de ces petites bouilles. Les lémuriens nocturnes se nichent, en effet, dans les trous des arbres et il est très facile de pouvoir apercevoir leur petite frimousse. Avec leur petite taille, leur queue leur servant à tout et surtout leur petite tête encadrée de deux grands yeux noirs comme des billes, il est impossible de ne pas craquer. J’ai envie de les contempler toute la journée et je ne me lasse pas de les prendre en photos.

En sortant de la forêt, une surprise nous attend. Les tsingys grises. Sur des dizaines de kilomètres,

Panorama sur les tsingys

telles des cheminées grises, ces formations calcaires donnent au paysage un air un peu lunaire, presque mystérieux. Quelques arbres arrivent cependant à y pousser, effaçant le côté sans vie des Tsingys. Sur la trace des ancêtres malgaches qui parcouraient les formations pieds nus (la roche est extrêmement coupante), nous commençons à traverser l’étendue dansant presque sur les roches. Il s’agit de pouvoir marcher sur les roches presque plates pour garder l’équilibre. Après deux ponts suspendus nous permettant d’apprécier toute la majesté de l’étendue, l’autre côté des Tsingys est presque plus impressionnantes puisque nous les apercevons à perte de vue. Il paraît qu’elles s’étendent sur 35 km2 et on comprend mieux pourquoi. Inimaginable.

Entrée de la grotte

Le parc regorge encore d’autres trésors puisque après la forêt sèche et les tsingys, nous nous enfonçons de l’autre côté du parc dans des grottes vertigineuses. Dans ces grottes vivent de nombreuses espèces de chauve souris. J’avoue que même si je ne suis pas fan des chauve souris leur vacarme et leur manière de vivre en symbiose dans le noir m’a toujours attirée. Les légendes autour de ces animaux (souvent injustifiées) sont fascinants. Et lorsque on se retrouve dans la pénombre entouré de centaines et de centaines de chauve-souris, on ne peut ressentir qu’une forme d’appréhension. Peu importe car à la sortie 3 lémuriens nous attendent comme pour nous dire au revoir et nous rappeler que le parc d’Ankara reste un milieu naturel fragile.

05/05/2018

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