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Une journée de plus, une journée de bus

Une journée de plus, une journée de bus

Après le bus, un parking moto

Après deux jours en ville, il est temps de retrouver le calme de la campagne indienne et de nous enfoncer dans le pays. Nous avons hâte de découvrir d’autres paysages, cultures… Pour autant ce n’est pas gagné d’avance. En arrivant à la gare des bus, nous apprenons qu’un seul transport passe par Belur. Changement de programme, nous irons donc à Hassan, une petite bourgade à une quarantaine de km de notre destination initiale. Nous voici partis pour 170 km.

En nous éloignant de la côte, nous pénétrons dans les montagnes et dans la jungle

C’est vraiment dangereux les routes indiennes

indienne. Pendant des kilomètres et des kilomètres nous ne croisons aucun village ni âme qui vive mise à part quelques singes et des chiens errants. La vue quant à elle est splendide. Je pensais que l’intérieur de l’Inde était sec mais en fait c’est plutôt verdoyant avec ses cours d’eau, ses nombreux bananiers, palmiers et autres arbres feuillus. Ce n’est pas pour autant que nous pouvons profiter du paysage sereinement.

A peine avons nous quitter Mangalore, après 1h de route tout de même, que nous sommes arrêtés par un accident. Impressionnant ! Tous les hommes indous descendent de leurs moyens de transport et donnent leurs avis sur la méthode à utiliser pour écarter le véhicule accidenté, un camion de bois. C’est finalement un camion citerne qui le tire à quelques millimètres du ravin. Nous sommes repartis mais pas pour longtemps. Un deuxième accident nous immobilise de nouveau. Cette fois-ci c’est un camion rempli de sacs de sable qui est complètement renversé sur la chaussée. Le mot d’ordre est alors solidarité. Chacun n’hésite pas à déplacer les sacs pour dégager un passage le plus rapidement possible. Alors qu’en France, tout le monde se contente de regarder sans réagir, ici c’est le contraire. Il faut avancer et pour cela on ne peut compter que sur soi-même. On ferait bien d’en prendre de la graine.

Un cobra en or

Une demi-heure plus tard, c’est reparti pour quelques kilomètres avant un arrêt « estomac du chauffeur ». Après 30 minutes, nous repartons en nous demandant pour combien de temps. Ouf, les accidents sont terminés et les arrêts aussi. Quant à la route, et bien ce n’est plus vraiment une route mais plutôt une piste améliorée zigzaguant dans les montagnes. Nous sommes à 30 km maximum passant des trous énormes, roulant sur les cailloux, sur une route étroite qui devrait être en sens unique mais qui bien entendu ne l’est pas. Nous prenons des virages au bord du précipice, passons des ponts à moitié écroulée… Dans le bus, entre deux bonds sur notre fauteuil, on est secoué comme des pruniers. En tout cas, on rigole bien, s’imaginant dans une fête foraine, essayant d’anticiper les bosses et les trous, en vain bien entendu. En tout cas, on comprend mieux pourquoi il nous faut 5h30 pour rallier Hassan. A notre arrivée, la ville est globalement plus pauvre que toutes celles traversées jusque là. Ici pas de route mais un chemin de terre, des indous habillés pauvrement, des étales faites de tôles. C’est

Les bananes sur la route

vraiment l’Inde profonde mais on retrouve la gentillesse des indous qui nous accueillent avec un sourire, nous demandant d’où on vient. Au restaurant, tout le monde nous regarde manger comme si on était différent ou tout simplement pour voir si on apprécie leur cuisine. Une chose est certaine, j’adore leurs pains et leurs pâtisseries. Après les bangs du matin, les nâms en sauce au dîner ont ravi mes papilles. C’est toujours quand on s’y attend le moins que l’Inde nous surprend et que l’aventure vient à nous.

18/01/2011

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