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Chine : entre communisme et ouverture au monde

Chine : entre communisme et ouverture au monde

Marché du textile à ciel ouvert

Marché du textile à ciel ouvert

Pour le monde extérieur, la Chine se résume souvent à un pays communisme, enfreignant les droits de l’homme et spoliant sans problème les richesses technologiques des pays du monde en les copiant et en les vendant à un prix dérisoire. Cette image n’est pas totalement dénuée de vérité et même si nous n’avons passé que 18 jours dans l’Empire du Milieu sans véritablement nous plonger dans les milieux ruraux, nous savons que la disparité entre les différentes ethnies s’avère énormes.

Difficile d’imaginer que les chinois, contraints encore aujourd’hui à un seul enfant, n’arrivent parfois pas à manger à leur faim et tuent les filles pour permettre à leur progéniture homme de se marier, d’assurer la lignée et surtout de prendre soin de leurs parents une fois vieux. La politique sociale n’existe pas. Dans un pays qui s’avère être l’une des premières puissances économiques mondiales ; il est encore plus inimaginable de voir comment les prisonniers et les agriculteurs des tribus sont traités. Les droits de l’homme n’existent pas et il n’est pas rare de voir un gamin de 6 ans travailler dans les champs ou à l’usine pour nourrir sa famille. Il n’est pas rare d’entendre que la famille a vendu ou abandonné un des enfants (le plus souvent une fille) pour pouvoir survivre. Il n’est pas rare de cacher un enfant illégitime pour ne pas payer et s’attirer la répression du gouvernement.

Cette réalité existe dans les campagnes et les provinces les plus reculées du pays. Mais à côté de toute cette misère et cette pauvreté, les

Arche Yunhuiyuyu

Arche Yunhuiyuyu

grandes villes comme Pékin et encore plus Shanghaï offrent un autre visage de la Chine : celui de la modernité, de la puissance économique et financière et du respect de l’environnement (de plus en plus). Les immeubles plus hauts et extravagants les uns que les autres surplombent le Bound à Shanghaï alors que les touristes et les habitants profitent de tout le luxe et les enseignes internationales à des prix réduits. Mac Do, Starbucks, Dior, Channel… pour ne citer qu’eux sont rentrés au panthéon des villes et ont entrainé avec eux tout le monde occidental que la Chine refusait il y a encore 10 ans. Alors que dans les campagnes, les gens meurent de faim ou de manque d’eau, dans les grandes villes, les riches chinois se délectent devant un capuccino, après une séance de shopping dans les plus grands magasins, le dernier ipod vissé à l’oreille et le portable dernière génération branchée sur la wifi.

Internet et les jeux Olympiques de 2008 ont fait entrer la Chine dans le capitalisme enfin elles ont fait admettre le capitalisme sur les façades. Car même si avant le gouvernement communiste (un des derniers) criaient haut et fort au protectionnisme, les grandes entreprises chinoises n’hésitaient pas et n’hésitent pas encore à investir en bourse, à racheter des entreprises en Europe ou aux Etats-Unis, à copier des brevets et à les exporter dans le monde entier… Le capitalisme existait déjà et la main d’œuvre chinoise provoquait déjà des débats dans de nombreux pays.

Les belles sculptures en cuivre de la cité interdite

Les belles sculptures en cuivre de la cité interdite

Mais avec l’arrivée des Nouvelles Technologies, la Chine n’a désormais plus « honte » de se positionner sur la scène internationale et de vouloir dominer le monde (une doctrine vieille de plusieurs décennies). Avec sa monnaie forte et sa main d’œuvre, elle domine déjà une grande partie de ce monde, même si ses petites mains deviennent moins compétitives que celles du Vietnam ou du Laos.

Cette modernité et ce changement sur la scène internationale ne sont pas sans changement dans le pays. Certes, les médias sont contrôlés et Internet voire les réseaux sociaux et les blogs bloqués, mais la population s’émancipe de plus en plus et découvre la liberté à l’occidentale. Un danger pour le gouvernement car il ne serait pas impossible qu’un jour ou l’autre les puissantes entreprises se révoltent et demandent plus de liberté avec un gouvernement démocratique. Peut-être alors que la Chine sera sur son déclin avec l’instauration de plus de règles ou peut-être qu’elle s’en trouvera deux fois plus fortes.

En tout cas si la disparité entre les villes et les campagnes restent fortes (un fossé immense les sépare), la Chine est à un tournant de son histoire et les années à venir risquent de marquer encore un nombre important de changements.

08/06/2011

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