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L’Albanie, une belle découverte

L’Albanie, une belle découverte

En choisissant l’Albanie je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre que ce soit au niveau des paysages, de la population, du niveau de vie que au niveau sportif. Autant je suis une habituée des treks sur plusieurs jours voire deux semaines, autant je n’avais plus fait de vélo en itinérance depuis 15 ans. Et je dois dire que ce mode de voyage m’a beaucoup plu. On peut faire beaucoup plus de kilomètres par jour en gardant le côté écologique et encore rencontrant la population.

En passant dans les villages et villes avec ce mode de transport, on a le temps d’observer la vie quotidienne et de discuter facilement avec eux en s’arrêtant au bord de la route. Franchement c’est un moyen sympa de voyager. En plus, avec les vélos électriques, il est beaucoup plus facile d’affronter les longues montées raides (on a rencontré des pentes entre 7 et 10 %) tout en gardant le côté sportif car il faut quand même pédaler et on peut décider de régler au minimum l’électrique. Ce que j’ai fait régulièrement ou de se laisser porter en montant plus vite grâce au mode sport (que j’ai mis aussi 😁). Dans tous les cas, le soir on sent quand même les cuisses. Et pour moi qui est plutôt marche et course, cela permet de travailler d’autres muscles et de faire de belles séances d’endurance fondamentale. 

Du côté des paysages, je ne m’attendais pas à une telle richesse. En traversant le sud du pays Et en effectuant 300km, j’ai découvert une richesse incroyable. Les montagnes sont vraiment très belles. En quelques coups de pédales, je suis passée des Vosges avec ses forêts de sapins perchés, à la corse et ses pics, aux Alpes et ses couleurs de verts, gris, noirs et blancs à la Provence avec les vignes, les oliviers et les lauriers, pour finir le long de la mer adriatique, station balnéaire s’ouvrant au tourisme. Une biodiversité sur un si petit territoire reste impressionnant. En plus, les Albanais ont réussi, pour le moment, à préserver leur nature. On trouve encore de nombreuses fleurs sauvages, chardons, coquelicots et un nombre incroyable de genechs au bord des routes que nous ne voyons plus en France à cause de la pollution. Et que dire des nombreux insectes et des centaines d’hirondelles qui virevoltent partout, faisant leur nid à chaque interstice. 

Cette authenticité cache aussi une agriculture d’un autre temps. Certes les parcelles restent petites car obtenues gratuitement à la fin du communisme mais en traversant les nombreux villages, tout est encore réalisé à la main. Les tracteurs datent des années 50 et les ânes et chevaux servent encore à transporter et à réaliser les nombreux travaux agricoles. Il n’est pas rare de voir les paysans dans les champs retourner la terre à la pelle. Côté élevage, quelques vaches mais surtout des moutons et des chèvres qui pâturent tranquillement le long des routes surveillées par les chiens et les jeunes adultes. Quand on sait que la majorité du pays reste rural, on se demande comment ils vont évoluer. Pourtant ils en ont fait du chemin en 35 ans. A la fin du communisme, le pays était d’une pauvreté extrême. On voit encore les stigmates des anciennes usines et bâtiments abandonnés le long des routes. En 35 ans le peuple albanais, travailleur a réussi à construire des routes qui sont plutôt en bon état, à moderniser les maisons même si elles restent modestes, à rendre obligatoire l’école qui est reconnu notamment pour la richesse de l’apprentissage des langues et à mette en place une médecine gratuite pour tous (même si visiblement il manque beaucoup de choses). 

Les panoramas changent régulièrement au fil des km

Aujourd’hui le pays s’ouvre au tourisme notamment le tourisme balnéaire et espère rentrer dans l’Union européenne.

Pour moi le chemin va être encore long pour l’UE et j’espère que ils garderont leur âme avec le tourisme de masse. Car la gentillesse des albanais ne fait aucun doute. Dans chaque village, à chaque étape où nous nous sommes arrêtés, nous avons toujours été reçu avec générosité. Une part de gâteau offert avec le café, un raki (l’alcool local) et surtout des sourires, l’envie de faire plaisir et des Hellos sur la route. Des moments simples mais qui nous rappelle que nous avons perdu cette chaleur et cette entraide chez nous. 

17/05/2026

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